Repenti de vacances ou le syndrome vieux con…

Les Beatles m’ont toujours inspiré la méfiance. Non parce que je trouvais les 4 loustiques sans intéret mais parce qu’ ils représentent pour moi une sorte de figure castractrice. Celle dont on parle dans les salons ou quand on a rien à dire (les deux ne sont pas incompatibles, enfin je suppose..). Le "chef d’oeuvre", c’est à dire l’objet intouchable, l’objet qui paralyse le jugement, celui que l’on contemple sans se poser de questions avec l’air béat : "c’est biiiiiiiiiieeeeeen…." Des chansons qu’on écoute en se demandant d’avance pourquoi elles sont bien. Des chansons qu’un vieux schnok ressort du placard pour te faire comprendre que badly drawn boy, grandaddy ou n’importe quel popeux auraient tres bien pu éteindre les amplis sans porter préjudice à la musique. Bref, l’arme des conservateurs, de amateurs de cadavres… Et pire, des jocondes, des oeuvres pillées de leur sens, jouées par les harmonies municipales le 14 juillet et reprises avec un air ému par des chanteurs de mémé ou de poufs préado…imagine all the people

Pumuckl étant dans un passage à vide, il croise dans une pile de CD pas rangés le white album des beatles de 1968, (aimablement prété par un camarade que je remercie). L’occasion. Et la, ben, mutation, je me transforme en vieux con. Parce que , avec tous les a priori qui habitent ma tête, et bien c’est la claque intégrale. Je suis muet d’admiration devant ce disque. Je me saisis des partitions et même en voyant les ficelles, je ne découvre qu’une robe de mariée. J’en tombe au bout de 15 écoutes à la conclusion suivante: je ne vois pas dans ma mémoire une chanson mieux écrite (composée j’entends) que "martha my dear" (martha my dear, though i spend my days in conversation, please remember me, martha my love, don’t forget me, hold your head up, you silly girl, look what you’ve done… pour ceux qui de souviennent mieux des paroles que des titres) . Cette chanson est une illusion, l’apparence de la simplicité, et derrière une grille harmonique absolument hallucinante… Si il n’y avait que celle la… bref, en parler ne sert a rien.

Bon, pour me faire d’autres potes, j’avouerais que quitte à fouiller le placard a vieilleries, on peut ressortir thriller de Mickael Jackson pour se convaincre que l’équation Quincy jones + MJ est géniallissime. L’ami Jackson pour la peine a moins la cote dans les salons depuis qu’il est délavé et qu’il tripote les n’enfants…il n’empeche que que faire le meilleur score de ventes de l’histoire avec un single de 7 minutes en poussant des pti cris de zombies, ca ne s’explique pas seulement avec du marketing.

et Merde, je suis un vieux con ou un hasbeen ou les deux…bon allez, fait chauffer le hardcore, jolie platine CD, on finira la soirée avec les Portobello bones . Et dans trente ans, quand un blanc bec me fera écouter slipkorn, nouveau truc de neo neo hardémocore machin truc, je lui dirais que ca vaut pas aenima de Tool. Je l’aurai bien mérité.

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5 Réponses to “Repenti de vacances ou le syndrome vieux con…”

  1. C’est exactement ça.

  2. très cher pumuckl,
    Je comprends ton admiration pour les 4 liverpudliens qui sont plus que deux et encore… Néanmoins il ne faut pas trop tirer sur BDB, Grandaddy et autres car avec les mêmes influences on obtient aussi Keane, Oasis et autres choses pop quasi inintéressantes. Or donc, certes les Beatles ont presque tout inventé de la pop (pas si) légère mais rendons aussi grâce à ceux qui la perpétuent avec talent. Les rois sont morts, vive les héritiers.

  3. Au fait, quitte à faire vieux (?) con qui sort sa science, sais-tu qui est la Martha à qui Paul Mac Cartney chantonne cette douce mélopée? Indices: elle avait les dents longues, est certainement redevenue poussière et avait pour hobbies la marche et se faire les puces, même en semaine,…

  4. jeanthiebo Says:

    bon, alors ça y est, le gratteux postfolk régressif amateur de bob l’éponge aime bien le double-blanc! bon, ben c’est qu’y faut pas désespérer de tout. Et Yves Bonnefoy, alors? Parce que le truc le plus castrateur qui soit, c’est de se laisser emmerder par les clichés des conversations de salon, et avec Bonnefoy, on est quasi-sûr de soliloquer sans adversaire! Pas comme avec les beatles! c’est ça qu’est bien! Le discours, monsieur, le discours,! surtout ne pas oublier qu’il est là, l’adversaire : cette parole toute emballée qui n’attend qu’une bouche pour faire son sale office, et qui va se mettre à remuer tout le caca des mondes et des sous-mondes, juste pour faire semblant d’exister. Ton titre, le récent qui fait 6 minutes, c’est comme du Bonnefoy : ça ne tient pas de discours (l’anglais, c’est quand même pratique pour éviter de faire de la poésie en mots), mais c’est d’une force poétique… je regrette qu’il soit si tard, et que je n’aie pas pu le mettre plus fort dans mes petites enceintes! bravo, et quand c’est qu’on peut bêtement, comme un con, acheter le scud?
    jeanthiebo

  5. et quand c’est qu’on peut bêtement, comme un con, acheter le scud?
    au plus tard le 1er octobre.

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