Qui dit rentrée dit nouveautés…

Qui dit rentrée dit nouveautés.
Après m’être épanché copieusement et sans retenue au sujet de disques qui
n’avaient franchement pas besoin de moi pour bastonner le score, je vous
présente, chers visiteurs, les quelques disques plus confidentiels ou du moins
plus discrets qui occupent avec plus ou moins d’assiduité ma platine CD.

 buck.jpg

 
 
 
 

Je passerais vite sur le plus si
récent nouvel album de Buck 65, secret house against the world. Sans que ce
disque soit renversant, il est pour le moins original. Le monsieur fait du hip
hop avec des arrangements farouchement pop dans l’esprit et des textes qui,
loin des poncifs rebelles (ou la, je sens l’exaspération de certains…) font la
part belle a la poésie et a la sensualité. 3 morceaux vraiment géniaux à mon
gout. Premièrement, devil’s eyes, pourrait presque être un titre d’arcade
fire…tout est dit ! Ensuite, corrugated tin façade montre qu’il est
possible d’orchestrer du hip hop dans la douceur et de façon véritablement
composée. Enfin, Drawing curtains, dans le même esprit, avec son refrain mi
français mi anglais partagée syllabe par syllabe entre buck 65 et sa compagne, est ouaaaaaaaaaou…ça me
fait penser à la scène de l’audition dans Mulholland drive, quand Naomi Watts
donne la réplique au vieux comédien hasbeen. Par contre, le performance live
m’a assez déçu : la musicalité du disque inviterait la présence de
musiciens…

Ceci dit, j’en viens à trois
disques instrumentaux (oui parce qu’à lire mon blog depuis deux mois, on a du
mal a se souvenir que pumuckl a fait de l’electro et du post rock…)

 

D’abord, ma grosse surprise de
cette rentrée est remembrenza de Murcof… Associant avec égale importance
quatuor à cordes et piano d’une part et électronique d’autre part, Murcof
propose un disque fascinant, angoissant, sombre, glacial qui évoquera plus
certains albums d’aphex twin que silver mount zion. Les neufs plages du disque
évoluent dans la nuance…Pas d’envolée lyrique, pas de grande nappe harmonique,
le disque invite l’auditeur à utiliser la loupe pour percevoir les variations d’émotions.
Murcof est donc dans la retenue mais réussit à ne jamais ennuyer (pour peu qu’on
écoute le disque avec attention). Génial.

Pour éviter toute suspicion de
corruption, je présenterai vite l’autoproduction de mes chouchous
stéréogrammes. Les trois titres de ce premier EP (de 2004) sont enregistrés
live, ce qui est en fait assez révélateur. Le post rock est ici véritablement
musique vivante et improvisée, il ne s’envisage pas autrement que dans le jeu
en commun. Si ce disque suscite vraiment beaucoup de plaisir à l’écoute, il
reste cependant avant tout une invitation pour le live…Donc le 13 novembre
à la guinguette pirate avec, si si si, explosion in the sky (dont le premier
album vient d’être réédité d’ailleurs). Soit dit en passant, j’ai quelques exemplaires de cet objet à vendre pour ceux qui me croisent et que ca intéressent…

Enfin, bien que ce disque déçoive
un peu mes espérances sur la longueur, jetez donc une oreille sur Don’t look back, nouvelle
production du label noise digger. En tout cas, noise digger après la chanson
d’arman méliès, la pop d’exsonvaldes, le post rock de poney club, rajoute
encore une corde a sa harpe en signant un groupe aux influences hardcore et
electro revendiquées…un activisme musical remarquable.

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