Archive pour juillet, 2006

Des nouvelles

Posted in news on juillet 16, 2006 by pumucklblog

Petite Incursion estivale sur ce blog pour des news…

Je reviens d’un petit week-end festif durant lequel j’ai eu le plaisir de jouer un set de plus d’une heure quinze…(les ames chagrines trouveront une contradiction dans la phrase précédente, mais même pas , en fait…). Merci beaucoup à Marion et Christophe pour ce rockin’field… En juin, il était prévu que je fasse un petit concert durant lequel je devais rejouer intégralement l’album switzerland heritage de Herman Dune…La chose ayant été annulée, j’ai profité du concert d’hier pour jouer quelques unes des adaptations que j’avais préparées. J’ai aussi joué tous les nouveaux morceaux de pumuckl. Pour les présents, voici la setlist:

1) nothings impossible (Depeche mode)
2) sommeil léger
3) confiance
4) HD rider (Herman dune)
5) Carbone 1
6) Carbone 2
7) une vie = une seconde
8) Blinded (HD)
9) It doesn’t matter 2
10) the prayer and tear of an organic man
11) expect the unexpected ( HD)

Sinon, le dixième volume des compilations a découvrir absolument vient d’être mis en ligne ici. Gdo et ses accolytes marquent le coup en proposant une triple compilation(!) avec deux Cd sur le modèle habituel et un Cd regroupant des titres inédits de groupes et artistes qui ont déja participé aux compilations précédentes. On peut dire que blog-art s’invite copieusement sur ce volume car, en plus de votre serviteur , trois autres blog-artiens ont participé: David Fakenahm; Laudanum et Polemix la voix off. J’apparais pour ma part sur le 3ème CD avec un court morceau instrumental que j’affectionne beaucoup et dont une version figure sur Subutex. Alors n’hésitez pas à télécharger cette compil’, c’est gratuit. Et, encore une fois, merci ADA.J’essaie en ce moment d’enregistrer de nouveaux morceaux mais je suis ralenti voire démotivé par quelques problèmes techniques…affaire à suivre…

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Marathon

Posted in pumuckl écoute on juillet 4, 2006 by pumucklblog
Me voila de retour d’un périple de concerts qui a commencé
gentiment par un concert de Tool au zenith à Paris et s’est poursuivi par trois
jours aux Eurockéennes de Belfort…L’occasion de voir et revoir presque tous mes
maîtres (Dominique A, sigur ros, Depeche mode et Tool), des groupes chouchous
(mogwai, nonstop, Deftones), des légendes( Morrissey) des buzz (Daft punk,
Strokes, Art brut, Dyonisos, Katerine)… Compte rendu non exhaustif.
Commencons par le commencement : Tool au zenith. C’est
la première fois que je les voyais…J’en attendais beaucoup et je n’étais pas le
seul car j’ai rarement vu une telle tension dans une salle avant le début d’un
show. Je résumerais mon impression paradoxalement ainsi : énorme sans
plus. Enorme car Tool est définitivement un des groupes les plus passionnant en
activité, à la fois efficace et virtuose, direct et (mais) technique. A ceux
qui en douteraient, les morceaux, mêmes les plus inhumains dans leur structure
rythmique, ne sont pas synchronisés sur des samples : Tool est un groupe
de rock qui fait du vélo sans pédale même quand le vélo est tout déséquilibré…
Les 4 américains sont individuellement et collectivement des techniciens inouïs.
Incontestablement énorme donc, mais sans plus. Sans ce petit plus qui transforme
un show impeccable en show inoubliable. Les Tool n’avaient pas l’air motivés,
impliqués…Routiniers ? Drôle d’impression de voir Adam Jones(guitariste)
enchaîner des plans tous plus improbables les uns que les autres, le nez en
l’air à regarder le plafond ou a contempler les projections dont il est
lui-même l’auteur… Une ambiance étrange bien illustrée par ce moment décalé où,
plutôt que de quitter la scène et d’attendre le rappel, les Tool s’arrêtent de
jouer 5 minutes pour se désalterer et
papoter entre eux sur la scène avant de relancer un Vicarious gigantesque… Ce
n’est donc pas avec ce concert que Tool détrônera sigur Ros au sommet de mon palmarès
des meilleures performances live…
D’ailleurs,en
parlant de Sigur Ros, commençons par eux pour parler des Eurocks. Selon moi, et
malgré des conditions sonores pas forcément adaptées, les Sigur Ros ont signé
le plus gros concert de ces eurockéennes. Ils ont d’ailleurs reçu une ovation
qu’aucun groupe n’a reçu durant ce festival, ce qui me fait dire que je ne suis
pas tout à fait seul à partager cet avis…Pas de blabla, je ne vais pas me
débattre avec les mots pour dire à quel point sigur ros est un phénomène
scénique. Le seul groupe que je peux voir trois fois en moins d’un an !!!
(Allez les zomis, viendez avec moi à l’Olympia jeudi soir, il reste encore des
places…).
A coté de
Sigur Ros, deux performances m’ont épaté plus que les autres : celles de
Mogwai et de Morrissey. Je n’attendais pas avec une fébrilité délirante ces
deux «références» mais il faut bien admettre que le papy Morrissey
et les grognons Mogwai méritent leur statut… Impeccables et intègres, chacun
dans leur domaine, ils font ce qu’on attends d’eux, sans fioritures…Pas de surprise, juste un
engagement mêlé à une perfection dans l’exécution. Dommage que le public
eurockéen ait accueilli aussi froidement le chanteur des Smiths qui n’a pas
manqué d’ironiser durant le concert sur son absence de popularité dans le pays
de Voltaire ( qui est aussi le pays d’Anais…on va y revenir…) Dommage aussi (et cela relativise un peu l’engouement) que mogwai succombe parfois au meublage avec des fausses compos a l’image du morceau de cloture….
Il ne faut jamais
craché dans la soupe car parfois, quand on vise mal, ça tombe dans son yop.
Voici une parole hautement philosophique par laquelle je me repens d’avoir
violemment vilipendé deux groupes qui m’ont vraiment fait passé un bon
moment : Dyonisos et Daft Punk. On peut dire que ces groupes ne
m’intéressaient pas énormément a priori. Mais l’un comme l’autre m’ont
gentiment corrigé…Dyonisos présentait une interprétation des chansons de leur
dernier album accompagné d’un orchestre/ chœur de 60 musiciens…Bien que les
chansons (depuis western sous la neige)
ne me parlent pas vraiment, je dois reconnaître que la réputation de dyonisos est
justifiée : c’est un groupe de scène fabuleux. Quant à daft punk, si les disques du duo au
mieux m’amusent au pire m’emmerdent, leur prestation scénique dans sa
grandiloquence visuelle et sonore est le remède essentiel à la fatigue du
festivalier à 3 heures du matin…Un mix assez cohérent et construit pour
permettre de danser mais assez imprévisible pour surprendre. L’équilibre entre
cohérence et surprise est délicat et les daft punk le maîtrisent…
Je
passerai assez rapidement sur l’essentiel des autres concerts qui offrent ce
qu’on attends d’un concert en festival : un show, une ambiance, un son
approximatif,…Bien sur, c’est Depeche Mode que j’étais le plus ravi de voir sur
scène. Gahan est le showman par excellence…Alors quand il joue devant public
qui apprend que l’équipe de France a battu le Brésil, c’est délirant…Le mieux,
c’est sans doute ses petits « yeah » hurlé a tout bout de champs…c’est
la seule chose qui n’a pas changé depuis 15 ans (écoutez le live 101, vous
comprendrez…) . Dominique A s’est fendu, comme il le dit lui-même, d’un
exercice de «tatapoum » assez jovial qui rompt avec son
protestantisme habituel… un concert léger a destination du public qui ne le
connaissait pas ou pas trop, sans doute. Enfin dans le rayon réminiscence adolescente, les
Deftones tiennent toujours la baraque dès qu’il s’agit de jouer hardcore
(Swords)… Par contre, lorsqu’il faut jouer dans un registre plus power pop
époque white pony, les américains sont moins pertinents… Chino Moreno a gagné
en charge pondérale ce qu’il a perdu en capacité vocale, dommage…
Enfin,
conclusion en forme de défouloire. Je reste assez compatissant à l’égard de
l’autoflagellation du public qui, semble t-il, apprécie par moment se faire
mépriser avec forme et cordialité… Katerine est drôle…Il chante mal mais vous
comprenez « c’est fait exprès ». Il fait crier à trois reprises à
10000 personnes « on est des imbéciles » mais vous comprenez,
« c’est du quatrième degré »… Il adore regarder danser « les
gens
», et surtout les « chômeurs », admet-il en désignant du
doigt son public… Katerine est un terroriste, il l’a toujours été et c’est pour
ça que je l’adorais. Il méprise le marché, le vulgaire, le facile comme peuvent
le faire beaucoup d’artistes que j’apprécie… Mais c’est un terroriste qui
désormais s’attaque aux civils… Katerine, c’est un peu un Arnaud Michniak
(programme) qui substitue le mépris d’autrui à la haine de soi, et le second
degré au souci de la précision et de l’exhaustivité… Le mépris d’autrui et le
second degré sont l’ennemi de la musique…A moins peut être que je sois
totalement dépourvu d’humour… Anaïs quant à elle est la musique ce que Ségolène
est à la politique : grosso modo, le vide, le buzz insensé. Jamais je n’ai vu plus
consternant de nullité. C’est la première fois que je dis ça dans ces pages
mais, cette fois-ci, il n’y a pas de compassion qui tienne. Anais est le
symbole du mépris général de certaines maisons de disques pour l’auditeur/
consommateur. Techniquement, c’est nullissime : la demoiselle utilise un
sampleur-loopstation et est incapable de caler correctement une seule boucle.
Devant plus de 10 000 personnes, elle commence un morceau puis s’arrète
parce qu’elle s’est ratée !!! je passe sur la justesse du
chant…Musicalement, c’est inconséquent. Les chansons n’ont ni queue ni
tête…elles sont d’ailleurs si peu nombreuses que la demoiselle est obligée de
combler au moins un tiers des 40 minutes de show (le plus court ) par des blagues et autre
patati patatata…Pathétique.
Allez, oublions ça, sigur ros, c’est jeudi, à nouveau…