Archive pour juin, 2008

rabat-joie…

Posted in Uncategorized on juin 15, 2008 by pumucklblog

Rabat joie, c’est ce qu’on pourrait penser de moi si je déballais toutes les déceptions qui suivent mes acquisitions dicographiques du moment… Une masse de décéptions héxagonales relatives (on attendais mieux…) ou radicales.

D’abord le dieu sacré, Bashung et son bleu pétrôle. La presse est unanime pour crier au chef d’oeuvre, avec ce brin de contemplation malsaine et complaisante lié à l’état de santé du monsieur. Personnellement, je me sens obligé d’y voir de la complaisance tant ce nouvel album ne supporte pas un début de comparaison avec fantaisie militaire ou l’imprudence et tant Bashung écrit peu sur ce disque..Certe, certains titres rapellent le meilleur (vénus…), certes la collaboration avec les jeunes loups (Arman mélies, G Roussel de Louise Attaque) apporte parfois une fraicheur naive au vieil homme… Mais ca ne suffit pas à faire oublier les métaphores lourdingues (quand le rose à des reflets bleus dans résidents de la république, ou d’autres trucs dans le genre), les orchestrations parfois pompières, les longueurs…La palme de l’insupportable sera decerné à comme un légo, un titre long de neuf minutes pourtant écrit par un Gérard Manset très inégal… Je dois être plus snob que jamais mais cette chanson résonne pour moi dans un vide musical affligeant avec sa mélodie sans relief, ses formules horriblement variété… Ne partez comme ça, M. Bashung.

Poursuivons dans le même cercle avec le casino d’Arman Méliès. La encore, j’ai acheté sans hésitation ce disque, fort de la confiance que m’inspire le jeune homme. Et bien, sur ce coup-la, je ne suis pas…Au dela du fait qu’Arman mélies ne bouge pas d’un micro iota son écriture, son style, ses thèmes, son phrasé, son intonation par rapport aux deux albums précédents et annihile toute surprise, Casino est tristemement beaucoup plus faible que Tortures volontaires. Le titre éponyme, en ouverture, pourtant laisse présager un album de bonne facture mais tout se gate bien vite…je ne sais pas comment dire, mais il ne convainc pas. Ses textes semblent disciplinés, travaillés, lourds…laborieux, c’est le mot… les mots choisis semblent parfois collés pour l’élégance du phrasé sans considération de leur sens premier. Tout ça ne fait pas un mauvais disque mais laisse un sentiment d’inspiration fatiguée et tristement consciente.

« on en est encore là ». C’est ce que nous annonce Michel Cloup en titre du 4ème album d’expérience désormais réduit à l’état de trio. Le titre est tristement révélateur. Expérience tourne en rond, ressace…Michel cloup comme Arnaud Michniak fait un disque bilan dans lequel il évoque ses désillusions… Mais la ou il échoue cruellement ou Arnaud Michniak nous fait pleurer, c’est que, contrairement à ce dernier, le bilan ne s’accompagne pas d’une remise en question, d’un changement de point de vue… Michel Cloup constate sa stagnation de l’intérieur… Il voit que la voiture n’avance pas mais ne sort pas du véhicule pour observer d’ou peut venir la panne (bon, on peut dire qu’arnaud Michniak est sorti pour se rendre compte que sa caisse est un tacot bousillé, je ne sais pas si son effort lui donne un avenir.).  Bref la carrière d’expérience ressemble à une lente chute, à une inspiration etune envie qui s’épuise jusqu’a ce que les mots qui surgissent n’aient plus aucun sens. On s’ennuie ferme, on ne trouve plus la fulgurance verbale qui a caractérisé les moments de grâce de diabologum, programme et du premier album d’expérience.Même le son, pourtant sorti tout droit du studio de Steeve Albini  n’est pas au rendez-vous pour relever la mayonnaise. Constat d’échec. L’héritage Lithium est presque soldé…

Quoique, reste encore Mendelson, qui avec « personne ne le fera pour nous« , me laisse esperer que tout est encore possible…ce sera l’objet d’un futur billet, moins désabusé.

Publicités