pas mieux…

On ne me le pardonnerait pas. Pumuckl, l’adorateur de yaourt nordique, le castra du sud-est parisien, le tristounet des plaines, bref le pumuckl de Carbone capable de voir Sigur ros 3 fois en une année ne vous a toujours pas évoqué le cinquième album de ses islandais préférés…

sr_album.jpgAlors oui, comme d’accoutumée, j’ai acheté le nouveau Sigur ros avec entrain le jour de sa sortie il y a un petit mois… Et alors… Ben, voila, c’est un peu ce que j’attendais, sans plus. Ces islandais doivent avoir dans leurs gènes musicaux quelques choses qui les connectent directement avec mes passions adolescentes, car comme à d’habitude, j’ai un plaisir immédiat et naïf a entendre un tel album… Mais force est de constater que j’objective de plus en plus le coté naif de mon affection pour Sigur Ros car mes critères de musicalité me force à reconnaître que, loin de faire leur révolution comme on aurait pu le croire à l’écoute du formidable premier single gobbledibbok, le quartet reste en terrain connu, voir en autoplagiat par moment. Le début de l’album est en tout point formidable et explore la dimension « hoppipola » du groupe, je dirais : se succèdent une poignée de chansons carrément pop, emmenées et dynamiques,  (plus consensuelles, en un sens) qui rappellent le fameux deuxième single de « Takk » jusqu’à présent assez isolé dans la discographie de sigur ros.  Mais ce vent de nouveau retombe assez vite avec « festival » qui est a peu près l’image parfaite de ce qu’a pu être sigur ros ( la conclusion assez pompière du titre a du mal a effacer le sentiment de déjà vu, toutefois agréable, que laisse la première moitié)… L’album s’écoule ensuite sans lasser, mais sans surprendre, un peu plus acoustique sans doute qu’a l’habitude, rappelant bien souvent le passé dans l’écriture et l’arrangement. On se demande vraiment à quoi a servi Flood, à la production, a part à jouer les pousse-boutons de luxe… Le son est beau mais exactement le même que d’habitude…Dommage  même, en choisissant d’enregistrer dans 4 studios différents, la logique d’album homogène faiblit parfois pour laisser une impression compilatoire. Un album pas du tout baclé mais fait néanmoins très rapidement quand on se souvient quand a fini la dernière tournée… Bref, un disque qui complète une belle discographie, sans  la transcender… et qui tourne en boucle, quand même.

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