Archive pour mai, 2009

Posted in pumuckl écoute on mai 17, 2009 by pumucklblog

Pause dans l’autosatisfaction, un petit mot sur des chansons, mais surtout pas de moi.

2 nouveautés qui saturent en mélodies mon cerveau embrouillé par le mixage des derniers titres de l’album.

Du populaire. Promoteurs du bon gout et du légitimisme critique, sortez les tomates et balancez-les moi dans la tronche car, je suis venu vous dire que le dernier Calogero est un demi chef d’oeuvre. Demi puisque les titres insipides  (Marc Lavoine…) sont contrebalancés par ce qu’il se fait de mieux en terme de musique populaire française. Ma curiosité a été soulevée bien évidemment par les auteurs de certaines chansons en particulier Dominique A et Dick Annegarn.Dominique A en particulier, me fait à la fois rire et plaisir car il met dans la bouche de la star des chansons qu’il ne se serait jamais permis pour lui même, du méga romantisme à la chateaubriand ou les peines du chanteur se matérialisent à travers le déchainement de tous les éléments, la tempête, les étoiles et tout le bordel. Bref, DA s’adapte a son client et fait des textes léchés mais de variété. Mais s’il faut être honnête, il faut reconnaitre que le talent n’est pas le monopole de mes idoles et que Calogero, dans ses compositions et ses arrangements mets en pleine valeur les textes de ses auteurs (et les siens aussi parfois…). D’abord, Calogero est peut-être parmi les derniers français a avoir tout le fric qu’il veut pour faire ses disques mais il l’a bien utilisé: la production est à tomber par terre, l’orchestre est particulier est magnifique. Mais surtout, Calogero a l’atout indispensable de la popstar: le sens mélodique. En l’associant à une écriture un peu plus complexe, il offre des chansons sophistiquées mais bankables! Pour moi, 4 titres parfaits: la fin de la fin d’un monde et j’attends( de dominique A), tu es fais pour voler (de Annnegarn, vraiment magnifique, le meilleur titre du CD), et je me suis trompé (100% Calogero, du tube FM avec assez d’âme pour m’embarquer).

Ah, j’ai un petit bout de tomates sur la jour droite…

Du confidentiel. Bon, pour me racheter une crédibilité indé, j’encenserai surtout « the turn » de Fredo Viola. Entre les beach boy et sigur ros, je dirais. Lu comme ca, ça parait indigeste, en fait, c’est incroyable d’équilibre, de technique et de nouveauté. Contruit essentiellement autour des voix, Viola évite le travers de Bjork dans medulla ou de Camille (mon légitimisme revient) à savoir le technicisme, la petite jouissance médiocre qui consiste à s’autosatisfaire d’une idée purement formelle  (faire un disque vocal). FV sait ajouter quand il faut un instrument, une basse en particulier, minimal mais qui, paradoxalement humanise son disque, lui donne du corps. Voila c’est magnifique, et puis c’est tout. Il me rappelle ce qui m’avait touché dans le drinking songs de Matt Eliott. Mais, plus technique, plus concis, plus immédiat. Chef d’oeuvre. Complet, celui-la.

Le bon gout critique gagne toujours à la fin…  regardez mon profil gauche, il n’y a pas de tomate.