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rideau sur 2010

Posted in humeur, pumuckl écoute on décembre 25, 2010 by pumucklblog

Après avoir renoncé à l’exercice depuis bien des années, je m’autoriserai en 2010 à formaliser par ce petit billet mon modeste bilan tout personnel de l’année écoulée…

Pour ce qui concerne mon nombril ou plus exactement celui de pumuckl, 2010 qui devait être une année de pause a été une année de sollicitations ponctuelles et de projets « one shot », avec au final, bon nombres de concrétisations sympathiques. Pêle mèle, le split single Laudanum Vs Pumuckl, la compilation hommage à Sparklehorse du label « les disques normal », la participation à la compilation diabologum du webzine ADA… Et avec en carton encore,  un duo avec l’indispensable Lou dont je suis plutot fier mais qui n’a pas encore trouvé un support adéquat de diffusion, une reprise de dominique A pour la compilation ADA « remué », un remix de « sonore » qui sera diffusé en 2011 (mais surprise…). J’espère que les cartons seront ouverts en 2011… Pour les choses encore à faire, j’ai une petite envie de EP mais trouverai-je la motivation…?  a suivre.

Pour ce qui concerne la musique des autres, je m’abstiendrai de faire un quelconque bilan de la production « phonographique » de l’année passée car

  1. Vous vous contrebalancez de mon opinion, et vous avez bien  raison
  2. le survol des « top » de l’année me démontre par a +b que je suis passé à coté d’un océan de disques que je n’aurais d’ailleurs pas eu le temps de découvrir même avec une volonté activiste…
  3. comme diraient les économistes, mes préférences ne sont pas transitives et je ne sais pas comment on fait pour placer sufjan stevens à la place 27 et midlake en place 31…
  4. 2010 aura été pour moi l’occasion de sillonner le passé plus que le présent.

Bref, pour jouer le jeu, je vous dirai de courir acheter l’album d’ARLT qui s’appelle la langue et qui aura été ma seule vraie découverte de l’année. C’est minimal, ça dégage une véritable esthétique, maitrisée et assumée. Comme des comptines pour adultes, des formats simples incroyablement crus dans leur naiveté. Des comptines où plutôt que de se parler de parent à enfant, on se parle entre amants et où n’importe quel sujet devient « innocent ».

Et sinon, je résumerais l’année par l’album High Violet de National, pour le meilleur et pour le pire… Pour le meilleur, les chansons, évidentes…  Avec comme d’habitude un interêt plus limité pour les titres mis en avant et une affection absolue pour la fin de l’album (les trois derniers titres…). Et pour le pire, ce que nous raconte cet objet sur l’état tragique du marché de la musique.   Un album « indépendant » (4AD, merde!)  qui « ressort » 8 mois après sa parution initiale avec moulte bonus démontrant encore une fois au consommateur crédule que sa démarche d’achat est vilainement méprisée. Un album par ailleurs d’un niveau technique assez médiocre (apparemment, si on en crois l’ingé son en charge du mixage de l’album, les gars de National s’autoproduisent comme des ados avec tous les potars à fond…) qu’aucun label n’aurait laissé passer en l’état il y a encore quelques années, national ou pas national.

Je vous quitte en écoutant une vieillerie de fountains of wayne qui me propose : « i wanna sink to the bottom with you« . Je suis.

 

danger

Posted in pumuckl écoute on octobre 24, 2010 by pumucklblog

Cela fait une éternité que je n’ai pas parlé musique sur ce blog… Alors quand je prends la plume numérique, ce n’est pas par corvée, c’est par évidence. Evidence de l’envie de vous recommander un disque vieux de 15 ans mais tout récemment découvert: le danger de madame Françoise Hardy.

Je me souviens qu’a 13, 14 ans, quand l’époque invitait ma jeune oreille à regarder des clips sur M6, j’avais entendu furtivement le danger et un peu d’eau, les  deux simples de l’album. Je me souviens, malgré mes gouts d’adolescents métalleux, avoir trouvé ces chansons spéciales, loin de la variété qui les encadrait dans la programmation, et assez ésotériques, en fait.

Me voila donc 15 ans plus tard à acheter ce disque, presque par hasard. Et en un mot: la classe.

Françoise Hardy trouve à cette époque une nouvelle aura non plus d’égérie mais d’icône intacte de la pop 60’s, redécouverte par une nouvelle génération anglo-saxonne. On se souvient notamment d’une apparition magnifique sur la chanson to the end sur the great escape de Blur (la proximité physique de Damon Albarn avec Jacques Dutronc jeune est d’ailleurs assez troublante, en tout cas flagrante).

Le danger donne en quelque sorte réalité et sens à ce statut en déballant 13 titres  « hardy » dans un format à la pointe voire à l’avant garde des tendances indés de l’époque, brit pop, shoegaze (10 heures en été…). La chanson « le danger » est sans doute la meilleure illustration de cette réussite. On y entend ce phrasé si particulier, ou les voyelles longues donnent au francais une musicalité anglo saxonne, ou les variations du débit mouvementent la chanson sans la heurter. On y entend la mélancolie simple et  intacte de hardy, mise à jour des considérations d’une femme cinquantenaire.

La classe. mais je l’ai déjà dit.

les week end à la ferme…

Posted in pumuckl écoute on octobre 4, 2009 by pumucklblog

Je vais finir par installer ma tente à la ferme du buisson, au fond de la seine et marne, car 2 semaines après la nuit dominique A, m’y revoila parti pour un concert confortablement confidentiel  de Fredo Viola. Preuve sans doute malheureusement que le public parisien n’est pas prêt à faire  20 km, le contraste entre le concert de viola  en juin au café de la danse, archi bondé jusqu’au déraisonnable, et celui la était flagrant. Petite salle et peu de public… Dommage pour lui et tant mieux pour nous.

Le mot sera court mais direct. The turn, avec  6 mois de recul, reste le meilleur album que j’ai entendu cette année. J’en ai déjà parlé et je maintiens mes positions. Quant au live, c’est la démonstration et quelques instants d’émotion radicale et non feinte. Il y a bien des moments ou  Fredo Viola laisse une impression de  « too much », de performer un peu autosatisfait. Certes, mais  l’interpretation dépouillée de Sad song, c’est la deuxième fois que ca me met par terre et que ca me change le vie pendant 5 minutes . En fait, Fredo c’est un mec qui à l’air un peu radin dans ce qu’il donne mais qui a tellement de truc à donner ( une voix, une palette d »influence de la musique sacrée jusqu’à la pop en passant par l’electro) qu’il lui en faut pas beaucoup pour nous asseoir et nous combler.

Exemple en image avec un live de sad song (son pourri malheureusement et  coupé à la fin, j’ai rien trouvé de mieux) et un montage vocal sur  le très pop robinson crusoe.  Sur notre sad song, écoutez le miracle du do do wap sur une chanson de deuil. rien à dire.

quoi de neuf au bout de neuf?

Posted in pumuckl écoute on septembre 14, 2009 by pumucklblog

DACe samedi, pour la neuvième fois, j’ai retrouvé Dominique A sur scène… et même plus car la ferme du buisson (77) offrait à M. A une carte blanche sur toute une journée et toute une nuit pour nous présenter ses coups de coeur musicaux, graphiques, etc…

Coté invités, l’exigence et la diversité des amitiés musicales de DA nous a offert des performances étonnantes. Joy, nouveau groupe du chanteur de Vénus, en ouverture m’a réconcilié avec le bonhomme en question, dont le mysticisme m’avait un peu fatigué la dernière fois que j’avais vu Vénus… Un retour a une écriture plus directe nous rappelle tout ce que le premier album de Venus avait de brut et de sensible. Je crois que j’aime la sobriété.  Sinon coté performance, on peut tous resté assis sur nos fesses rebondies a contempler le set electro du chapelier fou, guitariste, violoniste, DJ, tout ça en même temps. Pour tout dire, je sors d’une telle prestation gavé de complexes mais aussi reconforté de constater qu’on peut trouver un engagement scénique et technique comme celui-la.

Parfois, c’est si rare, tout est bien, tout à l’air d’être comme il faut…

Bon je papote, mais j’étais surtout devant mon PC pour vous parler de M. A… Neuf fois donc. Et bien que vous dire a part que Dominique A n’a jamais aussi bien chanté.  C’est con à dire mais je crois que c’est cette fois ci que l’ami dominique m’a le plus pris par surprise (faut dire que je l’avais vu tout récemment a glazart pour la promo de l’album, content mais pas ébahi). Je ne sais pas si la reformation de my bloody valentine a semé une vague de nostalgie collective mais la vrai surprise, c’est le jeune groupe de Dominique qui nous sort tout l’attirail shoegaze (la fender jazz master noyée dans un cocktail délai-flanger-compresseur, les petits claviers…) avec une fougue qui doit reveiller les passions adolescentes du chanteur. Le son de DA n’a jamais été aussi noise et aérien en même temps. Peut être que c’est l’effet premier concert de la tournée, ou alors l’effet « c’est ma journée carte blanche » mais en tout cas DA n’a jamais semblé aussi ravi d’être sur scène. Et quitte à en rajouter une couche, et a prouver que plus rien ne l’arrète, DA nous sort un tracklist truffé de pépites tout bonnement imprévisibles… bien sur, fort de presque 30 nouveaux morceaux (la musique + la matière + kick peplum EP), il puise  dans son répertoire nouveau 17 ou 18 morceaux je crois…  « vous allez halluciné » lance-t-il en rigolant avant de déterrer  le 22bar (!!!) qu’il refusait de jouer depuis maintenant plus de 12 ans (je l’avais jamais entendu en concert, c’est dire)…  et puis le génial faussaire. « une vieille chanson » est annoncée et voila « revenir au monde » pourtant extraite du 6ème album qui ne remonte donc pas d’une période caverneuse. Bref un Dominique qui semble trancher d’un coup net une ligne entre le présent à vivre tout entier et le vaste passé regardé avec distance, et  délesté des poids trop lourds (aucun titre de rémué, ni de la fossette). Il lui reste seulement une auto dérision (j’en parlais déja a propos de son bouquin) qui rend le personnage attachant et presque proche. Une ironie qui lui fait présenter, banane aux lèvres, le commerce de  l’eau, (chanson qu’il a dit considéré comme l’une de ses meilleures, à juste titre à mon humble avis) comme une « chanson gothique ».

Bref, DA est un mec qui suit son bonhomme de chemin, qui fait des bonnes, parfois (pas souvent…) des moins bonnes chansons (bof kick peplum…), qui en rigole pas mal et qui nous laisse le soin de lui dessiner son costume de grand artiste à notre bon vouloir.

Bien sur, si j’y pense, tout ça n’a pas grand sens…

PS 24/09. Je découvre avec étonnement mais ma foi petite émotion que cette modeste chronique est en lien en première page du site officiel de dominique A! Merci à CCV… alors toi qui passe par cette humble page, n’hésite pas à jeter une oreille sur mes efforts musicaux qui, a lire certaines chroniques, portent un certain héritage DA… www.myspace.com/pumuckl2. Un peu d’autopromotion dans ce monde ne fait pas de mal…

les chanteurs sont mes amis, sur mon épaule, ils sourient

 

Posted in pumuckl écoute on mai 17, 2009 by pumucklblog

Pause dans l’autosatisfaction, un petit mot sur des chansons, mais surtout pas de moi.

2 nouveautés qui saturent en mélodies mon cerveau embrouillé par le mixage des derniers titres de l’album.

Du populaire. Promoteurs du bon gout et du légitimisme critique, sortez les tomates et balancez-les moi dans la tronche car, je suis venu vous dire que le dernier Calogero est un demi chef d’oeuvre. Demi puisque les titres insipides  (Marc Lavoine…) sont contrebalancés par ce qu’il se fait de mieux en terme de musique populaire française. Ma curiosité a été soulevée bien évidemment par les auteurs de certaines chansons en particulier Dominique A et Dick Annegarn.Dominique A en particulier, me fait à la fois rire et plaisir car il met dans la bouche de la star des chansons qu’il ne se serait jamais permis pour lui même, du méga romantisme à la chateaubriand ou les peines du chanteur se matérialisent à travers le déchainement de tous les éléments, la tempête, les étoiles et tout le bordel. Bref, DA s’adapte a son client et fait des textes léchés mais de variété. Mais s’il faut être honnête, il faut reconnaitre que le talent n’est pas le monopole de mes idoles et que Calogero, dans ses compositions et ses arrangements mets en pleine valeur les textes de ses auteurs (et les siens aussi parfois…). D’abord, Calogero est peut-être parmi les derniers français a avoir tout le fric qu’il veut pour faire ses disques mais il l’a bien utilisé: la production est à tomber par terre, l’orchestre est particulier est magnifique. Mais surtout, Calogero a l’atout indispensable de la popstar: le sens mélodique. En l’associant à une écriture un peu plus complexe, il offre des chansons sophistiquées mais bankables! Pour moi, 4 titres parfaits: la fin de la fin d’un monde et j’attends( de dominique A), tu es fais pour voler (de Annnegarn, vraiment magnifique, le meilleur titre du CD), et je me suis trompé (100% Calogero, du tube FM avec assez d’âme pour m’embarquer).

Ah, j’ai un petit bout de tomates sur la jour droite…

Du confidentiel. Bon, pour me racheter une crédibilité indé, j’encenserai surtout « the turn » de Fredo Viola. Entre les beach boy et sigur ros, je dirais. Lu comme ca, ça parait indigeste, en fait, c’est incroyable d’équilibre, de technique et de nouveauté. Contruit essentiellement autour des voix, Viola évite le travers de Bjork dans medulla ou de Camille (mon légitimisme revient) à savoir le technicisme, la petite jouissance médiocre qui consiste à s’autosatisfaire d’une idée purement formelle  (faire un disque vocal). FV sait ajouter quand il faut un instrument, une basse en particulier, minimal mais qui, paradoxalement humanise son disque, lui donne du corps. Voila c’est magnifique, et puis c’est tout. Il me rappelle ce qui m’avait touché dans le drinking songs de Matt Eliott. Mais, plus technique, plus concis, plus immédiat. Chef d’oeuvre. Complet, celui-la.

Le bon gout critique gagne toujours à la fin…  regardez mon profil gauche, il n’y a pas de tomate.

pas mieux…

Posted in pumuckl écoute on juillet 21, 2008 by pumucklblog

On ne me le pardonnerait pas. Pumuckl, l’adorateur de yaourt nordique, le castra du sud-est parisien, le tristounet des plaines, bref le pumuckl de Carbone capable de voir Sigur ros 3 fois en une année ne vous a toujours pas évoqué le cinquième album de ses islandais préférés…

sr_album.jpgAlors oui, comme d’accoutumée, j’ai acheté le nouveau Sigur ros avec entrain le jour de sa sortie il y a un petit mois… Et alors… Ben, voila, c’est un peu ce que j’attendais, sans plus. Ces islandais doivent avoir dans leurs gènes musicaux quelques choses qui les connectent directement avec mes passions adolescentes, car comme à d’habitude, j’ai un plaisir immédiat et naïf a entendre un tel album… Mais force est de constater que j’objective de plus en plus le coté naif de mon affection pour Sigur Ros car mes critères de musicalité me force à reconnaître que, loin de faire leur révolution comme on aurait pu le croire à l’écoute du formidable premier single gobbledibbok, le quartet reste en terrain connu, voir en autoplagiat par moment. Le début de l’album est en tout point formidable et explore la dimension « hoppipola » du groupe, je dirais : se succèdent une poignée de chansons carrément pop, emmenées et dynamiques,  (plus consensuelles, en un sens) qui rappellent le fameux deuxième single de « Takk » jusqu’à présent assez isolé dans la discographie de sigur ros.  Mais ce vent de nouveau retombe assez vite avec « festival » qui est a peu près l’image parfaite de ce qu’a pu être sigur ros ( la conclusion assez pompière du titre a du mal a effacer le sentiment de déjà vu, toutefois agréable, que laisse la première moitié)… L’album s’écoule ensuite sans lasser, mais sans surprendre, un peu plus acoustique sans doute qu’a l’habitude, rappelant bien souvent le passé dans l’écriture et l’arrangement. On se demande vraiment à quoi a servi Flood, à la production, a part à jouer les pousse-boutons de luxe… Le son est beau mais exactement le même que d’habitude…Dommage  même, en choisissant d’enregistrer dans 4 studios différents, la logique d’album homogène faiblit parfois pour laisser une impression compilatoire. Un album pas du tout baclé mais fait néanmoins très rapidement quand on se souvient quand a fini la dernière tournée… Bref, un disque qui complète une belle discographie, sans  la transcender… et qui tourne en boucle, quand même.

dans les nuages.

Posted in pumuckl écoute on décembre 11, 2007 by pumucklblog

front2.JPG

c’est ma tête qui était dedans quand j’ai écrit le post précédent… Pressé par l’envie de le publier vite, j’en ai oublié un des « disques » (les guillemets se justifient bientôt…) dont j’avais envie de parler. Epanchons nous donc sur in Rainbows de Radiohead. Parlons musique et parlons de l’engagement, de l’attitude, de politique, bref parlons aussi du reste qui a fait bien du bruit.

Parlons musique d’abord. Radiohead, c’est un peu les Beatles : avant de commencer à leur chier sur la gueule, il faut se lever de bonne heure et fourbir patiemment ses armes car toute critique envers les petits gars d’Oxford est vite assimilée au crime de lèse majesté ou à une manifestation de snobisme aigue. Mais, autant le dire tout de suite, je suis un connard snob, je trouve ce disque juste décevant et j’ai pas envie d’en pondre des tartines pour le dire. Non pas que le disque soit mauvais, loin delà… Mais il n’y a rien qui le démarque des albums précédents de Radiohead, ni même du reste de la scène actuelle. On a déjà entendu tous les plans, beaucoup dans hail to the thief… Pire, Radiohead me fait souvent pensé à d’autres groupes sur ce disque, ce qui ne colle pas trop avec leur étiquette de « référence ». Le seul titre que je trouve vraiment audacieux est faust arp, un acoustique déstructuré et très doux dans lequel on voit émerger une pointe de danger… Niveau son, idem, on ne retrouve pas un radiohead ambitieux : c’est très beau, c’est très propre mais si propre que cela en devient impersonnel. Je trouve au final que l’album solo de Thom Yorke, moins produit, était bien plus touchant, bien plus organique. Bref, radiohead est un groupe de gens normaux, qui ne passent pas leur temps à se surpasser et c’est une bonne nouvelle.

Parlons maintenant attitude…je passe sur les modalités de « publication » de ce nouvel album, téléchargeable à prix libre, le coffret à 60 euros et blabla… Encore, tonnerre d’applaudissement de la presse, « Radiohead fait un gros fuck à l’industrie musicale, c’est super et bla bla et bla »…Bon ben, désolé, Pumuckl est encore snob et ne mange pas de ce pain la… Je ne comprends franchement pas quel est le message de leur système. On peut penser ce qu’on veut des maisons de disque et notamment beaucoup de mal, il n’empêche que si radiohead est un groupe de superstars déifiées, c’est parce qu’ils ont signés 6 albums sur une major qui a mis un paquet de pognons sur leurs petites têtes… Bref, d’un point de vue « politique », je trouve que la démarche ne montre rien, si ce n’est qu’on ne peut se passer d’intermédiaires que quand on les a copieusement utilisés auparavant… Le système ne fonctionne ici que parce qu’une marée d’aficionados attendait un nouvel album et l’aurait acheté quoiqu’il arrive… On me rétorquera (on l’a lu souvent) que l’idée, c’était surtout d’offrir au consommateur un produit à sa juste valeur. La encore, je ne comprends pas le message… j’avais le choix entre payer ce que je veux pour des MP3 ou payer 60 euros pour le coffret… Et bien désolé mais ça été 0 euro pour les MP3 et sans culpabilité (car MP3= support merdique). L’enjeu aujourd’hui de l’industrie du disque c’est certainement de redonner à l’objet « disque » une nouvelle attractivité, de convaincre le consommateur que le disque est un bel objet qui mérite d’être acheté pour peu que le tarif soit décent. L’alternative que propose Radiohead est pour moi suicidaire. En proposant au « pauvre » du MP3, on banalise ce format antimusical (car compressé, car écouté sur ordi, car sans logique d’album, car insusceptible de ne pas disparaitre à moyen terme…) En proposant, à coté de cela, seulement un coffret à 60 euros, Radiohead, loin de réhabiliter l’objet disque, en fait un objet de luxe qui laisse de coté l’amateur de musique, qui a juste envie d’acheter un disque a un prix raisonnable, de le mettre dans sa chaine hifi, de feuilleter le livret, etc… Je trouve tout cela bien prétentieux.