Chroniques: sommeil léger

 Chroniques de sommeil léger.


A Découvrir absolument

C’est un habitué de ces colonnes qui nous présente son troisième EP devant enfoncer le clou des promesses. Sommeil léger la chanson titre qui ouvre ce six titres fait partie des titres avec lesquels j’ai du mal à ne pas vivre. Stéphane aka Pumuckl nous rappelle Manset et nous caresse d’une façon telle que l’on ronronne au pied de son lit. Moment de grâce suivi par une reprise de depeche mode trop respectueuse. Sommeil léger demanderait presque à se placer en fin de disque pour ne pas faire de l’ombre. Il n’est pas question pour autant pour la suite d’un remplissage, car Pumuckl continue à impressionner. Confiance d’un lyrisme froid réchauffant, Insomnie joueur des zones ombragées ou encore le tranchant remords tout droit sorti de la tête de Dominique A de l’époque de remué. Remué nous le sommes, et cette berceuse pour soi… sera toujours là pour nous ramasser, nous dorloter après ce choc. En signant peut-être la meilleure démo de cette année 2005, Pumuckl passe un palier qui ressemble à autre chose qu’a des promesses. Sublime.

Gérald de Oliveira

Popnews

Tic-tac, tic-tac, l’œil-horloge que représente la pochette de ce mini-album de Pumuckl semble égrener les heures de veille passées à composer ses six morceaux ; oscillant habilement entre rêve éveillé, cauchemar glacé (mais passionnant) et songe léger, son auteur va donner du fil à retordre aux disciples de Freud… mais de bien belle manière ! Avec Pumuckl, on est plus dans le domaine des textures que dans celui des simples chansons : aux guitares cristallines et aux synthés échappés des années 80 s‘ajoutent tour à tour des voix enrobées d’écho et des rythmiques électro où un DJ Shadow semble tout juste échapper à une dépression.

L’album commence avec le très élégant « Sommeil léger », parfaite introduction à cet univers avec ses arpèges légers, sa rythmique pêchue qui vient prendre le relais et ses synthés inventifs et vénéneux. En seconde position, la reprise du « It Doesn’t Matter 2 » de Depeche Mode pousse un peu le côté électronique : pas mal, mais je pense que les morceaux originaux sont au moins aussi bons. En effet, « Confiance » et « Insomnie » – titres en français pour des morceaux en anglais – vont prendre leur temps, s’étirer, jouer avec les voix comme avec un pendule et faire monter une pression étouffante un peu à la manière de Sigur Rós jusqu’à transformer de simples comptines en inquiétantes symphonies. A peine plus pop, « Remords » continue sur cette lignée : dès le début, un court extrait de « Mulholland Drive » donne le ton et nous plonge dans un univers que Lynch ne saurait renier (les « J’aurais pas dû » ponctuant le morceau sont réellement envoûtants et on se laisse gagner par un frisson dont on aurait peine à dire s’il est de bonheur ou de peur). Pumuckl termine son album avec une petite berceuse – chanson moins sombre, aux thèmes répétitifs, qui permet à l’auditeur de quitter en douceur cette demi-heure de sommeil paradoxal.

De bout en bout, Pumuckl suit donc son fil d’Ariane dans le dédale du sommeil, des belles heures de la cold wave aux mélodies et inventions de Radiohead ou Portishead, et comme ce périple est tout sauf ennuyeux, on se laisse bien volontiers emmener par ce marchand de sable tour à tour enjôleur et inquiétant et par son univers hypnotique. Hypnotique et addictif.

Christophe

Benzine

La chose ne paye pas de mine pourtant : Trente petites minutes, six titres (dont une reprise de Depeche Mode). Et pourtant, quelle claque ! Ce Sommeil Leger de Stéphane Lhéraut (aka Pumuckl) est un bonheur de chaque instant.

 Avec sa voix d’un jeune Dominique A, Pumuckl tresse cinq ballades et/ou berceuses et reprend It Dosen’t Matter 2 de la bande à Martin L. Gore, le tout sur fond d’électro et guitares scintillantes.

Et les morceaux de bravoure ne manquent pas. Confiance par exemple, est un titre d’une force rare, tout en montée post-rockienne, avec un début lancinant qui éclate pour laisser place à fracas mélodique de toute beauté, où rythmiques électroïdes et riffs de guitares se battent en duel .

Sommeil Léger, qui ouvre le disque, est une merveille lui aussi : une longue intro uniquement musicale, un choix mélodique mariant délicieusement pop et électro et une fin qui rappelle Rivière, un des excellents morceaux du mésestimé Bad Thriller des Abstrackt Keal Agram (un groupe avec lequel on verrait bien travailler Pumuckl d’ailleurs. La rencontre promettrait d’être particulièrement savoureuse). Et que dire alors d’Insomnie et Remords, deux titres retords, angoissants (cet essoufflement sur Insomnie !), affolants mais particulièrement bien produits et enlevés.

 Malgré la longueur de chaque titre (cinq minutes), rien n’est étiré plus que de raison, tout coule de source, tout semble juste parfait en quelques sortes.

Les mots vont manquer pour décrire ce disque. Mais les émotions, elles, seront là.  On a pas fini d’entendre parler de cet artiste. Qui est, rappelons le, sans label. Y a de ces aberrations parfois.

Olivier Combes

Magic box

Avec Pumuckl, on n’y était pas allé par quatre chemins : Philosophage 2.0 nous avait laissé béat d’admiration. Comme Stéphane Lhérault travaille chez lui en autoprod, forcément en dilettante (il faut bien travailler pour vivre), nous n’espérions pas avoir des nouvelles aussi rapidement. Sommeil léger arrive à point nommé pour faire sa petite révolution. L’Orléanais nous fait l’amitié de chanter désormais, dès le titre d’ouverture éponyme qui évoque carrément Dominique A. (Stéphane Lhérault avoue être fan de Remué et cela s’entend). Les atmosphères complexes sont toujours là mais en épousant désormais autant que faire-ce peu le format « chanson ».

Pumuckl semble se livrer une lutte intestine entre abstraction et narration ; comme Trent Reznor, maître en construction sombre à plusieurs étages, dans les moments où le leader de NIN ne cherche plus à séduire ses fans hardcore. Pumuckl c’est ça, un Dominique A. ou un Trent Reznor en liberté, formelle et sonore. Tout comme l’Américain, Pumuckl a été bercé par la new wave (il reprend it doesn’t matter 2 de Depeche Mode, peut-être avec trop de respect). Il la modernise avec les sons électronicas d’aujourd’hui, la confronte avec les acquis post-rock et passe dans votre sommeil tel un mirage certes mais en y laissant un souvenir indélébile.

Denis Zorgniotti.

Mygmusique

Il est des artistes capable de nous surprendre à chaque écoute…. [Pumuckl] fait partie de ceux là parvenant à nous faire oublier notre quotidien environnant pour nous plonger dans l’univers ce 3ème opus «Sommeil Léger».

Pour ce 3ème essai moins expérimentateur que son prédécesseur Subutex, [Pumuckl] puise dans l’énergie et la mélancolie des ambiances post rock atmosphériques renforcées cette fois ci par un chant subtil et lancinant. Les guitares croisent les nappes électro pour donner naissance à des mélodies sans appel, une porte entre 2 univers impossible à refermer, une sensation d’attraction si intense qu’elle régit les fonctions motrices et sensorielles du cerveau empêchant le zapping des plages auquel je soumets normalement un album lors de sa 1ère écoute. Le voyage débute par le titre éponyme de l’album «sommeil léger», un riff semblant nous parvenir du Grand Nord nous enveloppe dans un cocon douillet, un lieu de recueillement pour cet «instant de sérénité». On est comme pénétré par la voix atypique de Stéphane qui telle une chaude lumière boréale nous entraîne dans une spirale enivrante… on a envie de se le repasser encore et encore. Les 6 titres emportent l’auditeur pour un voyage chargé en émotions duquel on ne ressort pas indemne. Le refrain entêtant de «Confiance» nous emporte dans une transe hypnotique «We are alone… We’re so alone» pour un dénouement tout en puissance… un cataclysme rythmique… une tension permanente et palpable … ouvrant sur «Insomnia» et sa solennité quasi religieuse. On est comme transporté dans un no man’s land, une impression de détachement, de flottement … on se laisse envahir par la quiétude des lieux, on a envie de repousser notre arrivée et de s’étendre à jamais. Un «wake up» surgit de nulle part nous sort soudain de notre léthargie pour introduire la 2ème composition en francais et sa débauche sonore…tout bonnement magique… qui a dit que la langue de Molière empêchait la diffusion des émotions ? On se laisse porter par les vagues électro et la douce écume des guitares jusqu’à notre destination paradisiaque, on se dit soudain «j’aurai pas du …. J’aurai pas du …c’est toutefois plaisant mais quand même…» …des «Remords»? Non… seulement un besoin de poursuivre notre chemin qui malheureusement se conclu déjà avec «une berceuse pour soi».

30 min où notre rythme cardiaque évolue au gré des plages atmosphériques; on est subjugué par cette capacité à nous transporter dans son univers … un album touchant qu’il convient de se passer en boucles afin d’en saisir toutes les subtilité.

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